mardi 16 juillet 2019
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Newly appointed Algerian Prime Minister Ahmed Ouyahia (C) arrives for a congress session in the capital Algiers on September 4, 2017. / AFP PHOTO / RYAD KRAMDI / RYAD KRAMDI (Photo credit should read RYAD KRAMDI/AFP/Getty Images)

Ouyahia s’offre un standing ovation appuyée à l’APN: Prestance et prestation « d’un animal politique »

A l’issue de la séance des réponses aux questions des députés sur son plan d’action, ce jeudi, à l’APN, le Premier ministre, Ahmed Ouyahia a eu droit à un standing ovation appuyé et des applaudissements nourris.

Le geste, d’ailleurs, sera répété, après le vote de son programme, approuvé à une écrasante majorité.

Si l’on faisait abstraction du cliché caricatural du béni-oui-ouisme que traine le parlement comme un boulet de canon, au vu surtout de la prépondérance du binôme FLN-RND de sa composante, faut-il s’en étonner, dans le fond ?

Assurément, non, l’homme ayant depuis longtemps revêtu la peau d’un véritable animal politique.

Maitrise du sujet, répartie de haut vol, totale assurance, calme et sérénité caractérisent en effet, l’homme qui a été, de nouveau, trié sur le volet par le président de la République pour mener à bon port un navire -Algérie tanguant sur une mer houleuse.

Dans cette image, du moussaillon au second en passant par le machiniste seront unanimes à dire que c’est d’abord, là, les qualités préalables incontournables pour un bon capitaine de bord pour sauver du naufrage.

De ce point de vue, et à moins de commettre un crime de lèse-majesté, Ahmed Ouyahia se pose un peu là !

Dans une récente déclaration à TSA, cet intellectuel de haut rang du FLN qu’est Abdelaziz Ziari, n’a pas hésité à sacrifier l’Ego de son parti sur l’autel de l’intérêt du pays quand l’ancien président de l’APN et ancien ministre du Front, reconnait, fair-play, qu’Ouyahia était effectivement «l’homme qui a la capacité de faire face à la crise».

Redoutable rhétoricien, l’hémicycle a consigné ce jeudi, une autre envolée encore de cet Enarque du bon cru pour clouer au pilori les velléités de parasitage de son intervention.

RCD, FFS et MSP sont passés, on live, à la douche froide, épinglés sur quelques égarements historiques difficiles à contredire.

Plus tard, devant la presse, plus à l’aise en l’occasion, il en rajoute une couche : «Je n’ai pas l’habitude, quand je prends une gifle sur ma joue droite, de tendre la joue gauche».

Revenant à sa posture de ‘’gentleman behaviour’’, qui a prôné le distinguo à faire entre «Opposition civilisée, qui a le droit au respect» et «Opposition radicale», Ouyahia ne put s’empêcher un défi qui en dit long sur son assurance «Il n’y aura une inflation ni à quatre chiffres, ni à deux chiffres. En tous cas, le gouvernement est là et les experts sont là. D’ici trois ou six mois, on va voir si cette décision est juste ou pas».

Vous avez dit le chef de l’exécutif?

 

Azouz Kafi

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