vendredi 14 décembre 2018
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Xavier Driencourt, ambassadeur de France en Algérie avec son homologue allemand, Ulrike Knotz, lors du lâcher des Colombes à la cérémonie du centenaire de l'Armistice à l'LIAD

L’ambassade de France en Algérie célèbre en grande pompe le centenaire de l’Armistic

Du beau monde, du grand monde  à la cérémonie de commémoration de la fin de la première guerre mondiale, ou encore le centenaire de l’armistice,  organisée par l’ambassadeur de France en Algérie, Xavier Driencourt, dimanche après- midi  dans l’enceinte du Lycée International Alexandre Dumas (LIAD) à Ben- Aknoun, sur les hauteurs d’Alger. Des lieux à plusieurs symboliques, déjà.

Ainsi on dénombrait, parmi les convives,  près de 30 ambassadeurs  en personne et plus de 40 ambassades et organisations internationales représentées, dont  deux représentants du ministère des affaires étrangères algérien, de la Croix rouge international ainsi que des représentants de l’ONU et de  l’Union européenne en Algérie.

La solennité du rendez-vous et la date historique à laquelle il renvoie et, surtout,  la tragédie d’une guerre mondiale subséquemment dévastatrice,  a enveloppé l’atmosphère de lourdes charges émotionnelles, ressenties ostensiblement par tous les présents au Lycée Alexandre Dumas.

L’émotion sera portée à son paroxysme  quand Xavier Driencourt fera lecture, à l’inauguration de la cérémonie, de son message pour la circonstance.

 

Le diplomate s’efface, alors,  pour laisser la place à l’homme de Lettres, philosophe et profondément humaniste : «Il est bien plus facile de parler de la guerre que de la paix, d’évoquer plutôt le passé que l’avenir. Ce constat interroge», prévient-il.

Et de conclure dans une tonalité déchirante : «Nous partageons , aujourd’hui ,un dessein commun et une vision partagée : celui de faire taire le bruit des armes (…) Nous sommes tous les héritiers d’un formidable  espoir : celui de préserver les générations futures de la guerre. Et  résonnent encore en nous , les expressions ‘’la der des ders’’ ;  ‘’Plus jamais ça !’’. Et pourtant… ».

La paix, tellement accessible à portée de la main et en même temps si lointaine. Unanimes, les présents plaident, à l’unisson pour la paix et le ‘’Vivre ensemble’’, ce concept dont le représentant de l’ONU a tenu à saluer l’initiative algérienne pour son institution en tant que journée mondiale, célébrée le 16 mai de chaque année.

Cérémonie sobre et belle, elle a été marquée à son achèvement par un lâcher  de colombes, symboles de la paix ainsi que l’inauguration d’une plaque commémorative, en hommage aux victimes de la première guerre mondiale.

Et c’est encore les élèves Italiens, Russes, Espagnoles et ceux du Lycée international Alexandre Dumas,  qui ont décuplé les émotions en faisant lecture de messages et de lettres écrites par des soldats décédées dans ce conflit aux membres de leurs familles.

En définitive, en l’espace de quelques moments, l’Ambassade de France a réconcilié l’Humanité avec sa juste et bonne conscience !

Hacène Nait Amara