L’AMBASSADEUR DE FRANCE EN ALGERIE, XAVIER DRIENCOURT, EN MARGE DU SILA 2019 : «Beaucoup de pays nous envient notre coopération culturelle avec l’Algérie»

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Xavier Driencourt, ambassadeur de France en Algérie en compagnie de son conseiller culturel, Gregor Trumel

L’ambassadeur de France en Algérie, Xavier Driencourt estime que la coopération culturelle algéro-française était «très dynamique». Il en veut pour preuve, l’intense activité de l’Institut Français d’Algérie (IFA).

«Je vais souvent à l’Institut Français d’Alger, ex CCF, et je constate qu’il y a toujours du monde, beaucoup de jeunes et des étudiants qui attendent pour passer le test Campus- France, exigé pour aller suivre des études en France où au Canada», a souligné Xavier Driencourt, en marge de l’inauguration du pavillon de France, jeudi jeudi 31 octobre au Salon du livre d’Alger (SILA 2019) à la Safex des Pins Maritimes.

Dans ce riche programme proposé par l’IFA au public algérien, le diplomate français pointera, surtout, l’accent sur le volet-conférence, mettant en avant que d’imminents hommes politiques, tels Hubert Védrine et Dominique de Villepin, ainsi que d’illustres écrivains, historiens, journalistes et autres artistes y viennent répondre, de par l’interactivité, aux grandes questions des Algériens sur bon nombre de sujets et de thèmes.

Se réjouissant du fait que «L’Algérie est le premier pays avec lequel la France entretient une grande coopération culturelle», Driencourt ajoutera que cette dernière restait «extrêmement dynamique et variée».

Sur ce plan, il n’a pas manqué d’apporter son témoignage de diplomate et haut cadre du ministère français des Affaires étrangères, sur la question, révélant que dans beaucoup de pays, «il n’y a pas de commune mesure avec ce qui se fait à l’Institut Français d’ Algérie». Et de commenter, un brin goguenard, le dynamisme et l’intense activité de l’IFA, assénant que «beaucoup de collègues dans d’autres pays nous envient».

Evoquant la problématique des visas accordés aux étudiants algériens, l’ambassadeur de France en Algérie a fait savoir que leur nombre demeurait stable d’année en en année, le situant «entre 8 milles et 10 milles visas accordés chaque année», plaçant, de ce fait, la communauté estudiantine nationale dans l’Hexagone, en deuxième position, en termes de nombre, après les Marocains.

Enfin et abordant la place du français en Algérie et la polémique née autour de la perspective de son remplacement par l’anglais, Xavier Driencourt , et s’il a botté en touche, n’en estime pas moins que «les Algériens ont de la chance de posséder deux langues, à savoir l’arabe et le français».
Aux yeux du diplomate français, cela constitue un avantage majeur «que les Algériens doivent exploiter», citant l’exemple du Canada qui travaille sur l’anglais et le français.

Mais , et tout en jugeant qu’il était utile de maitriser la Langue de Shakespeare, avançant que même en France elle était utilisée dans l’administration, Xavier Driencourt n’a pas manqué de s’interroger, tout de même sur «l’utilité de supprimer telle ou telle langue pour la remplacer par telle ou telle langue».

A noter, enfin que, présent aux cotés de Xavier Driencourt, le conseiller culturel de l’ambassade de France en Algérie et directeur de l’IFA, Gregor Trumel a, pour sa part, abordé la mobilité des écrivains algériens en France, rappelant quelques actions de son pays à leurs égards, notamment pour le financement de certaines de leurs activités et la facilitation de leur mobilité.