Accueil A LA UNE Tragédie de Ceuta : Le rôle coupable des services marocains

Tragédie de Ceuta : Le rôle coupable des services marocains

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La Garde civile espagnole accuse les services de renseignements et les forces de sécurité marocains d’avoir activement facilité l’entrée massive de dizaines de milliers de migrants illégaux dans l’enclave de Ceuta, provoquant une crise migratoire et humanitaire sans précédent.

Une infiltration identifiée par vidéosurveillance
Grâce à son réseau de caméras déployé à la frontière, la Garde civile espagnole a formellement détecté la présence d’agents des services de renseignements marocains infiltrés parmi les groupes de migrants. Selon les révélations du journal El Español, la mission de ces agents consistait manifestement à guider et à faciliter le passage des clandestins vers le territoire espagnol. Des sources internes à la Garde civile soulignent qu’il ne s’agit pas d’un fait isolé, cette méthode ayant déjà été repérée lors de précédents épisodes de forte pression migratoire sur les villes de Ceuta et Melilla.

Une complicité active des forces de sécurité
Outre les services de renseignement, la gendarmerie marocaine est directement mise en cause. De nombreuses vidéos documentant cet afflux massif montrent des gendarmes marocains transportant eux-mêmes des migrants à bord de camions pour les acheminer au plus près de la ville. Cette passivité complaisante, voire cette aide active, est d’ailleurs corroborée par des enquêtes internationales. Le New York Times a notamment recueilli les récits de jeunes migrants affirmant avoir été ouvertement encouragés et épaulés par les forces de l’ordre marocaines pour franchir la frontière.

Un bilan humain tragique
Cette manœuvre a déclenché un chaos absolu. En l’espace de quelques heures, près de 60 000 migrants marocains ont forcé le passage vers Ceuta, une situation d’urgence extrême qui a contraint le gouvernement espagnol à déployer l’armée sur le terrain. Les conséquences de ce passage en force massif se sont avérées dramatiques : 72 migrants ont perdu la vie, victimes de noyade ou piétinés lors de violentes bousculades aux abords de la frontière terrestre.
R. I.

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