Lors de l’université d’été des cadres du Front Polisario à Boumerdès, Oubi Bouchraya Bachir a souligné l’importance cruciale des richesses naturelles du Sahara occidental. Véritable pilier de la lutte pour la décolonisation, la préservation de ces ressources s’impose comme une arme diplomatique et juridique majeure face à l’occupation.
Intervenant ce mardi à l’université M’hamed Bouguara de Boumerdès, le conseiller du président de la République arabe sahraouie démocratique (RASD), Oubi Bouchraya Bachir, a tenu à replacer la question économique au centre du processus d’autodétermination. Pour le responsable sahraoui, le combat pour la sauvegarde des richesses naturelles de ce territoire est l’un des leviers les plus efficaces pour faire barrage aux manœuvres de l’occupant. En effet, ce dernier s’appuie directement sur les revenus générés par l’exploitation de ces terres pour étendre son influence et pérenniser son emprise.
La bataille pour ces ressources ne se limite plus à une simple équation matérielle. Comme l’a précisé le conseiller, elle revêt aujourd’hui une dimension politique, juridique et diplomatique de premier plan sur la scène internationale. Pendant les dernières décennies, le Sahara occidental a subi une exploitation intensive et un pillage systématique de son patrimoine naturel. Cette situation a été exacerbée par l’implication de partenaires étrangers qui, en signant des accords avec l’occupant marocain, se sont rendus complices de ce pillage, et ce, sans le moindre consentement du peuple sahraoui.
Cependant, ces pratiques abusives sont de plus en plus pointées du doigt. Elles ont suscité de vives critiques à l’échelle mondiale et ont abouti à des victoires retentissantes devant les tribunaux, à l’instar des décisions rendues par la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE). En conclusion de son intervention, le diplomate a réaffirmé avec force qu’aucun processus de décolonisation ne saurait être viable et complet sans le recouvrement absolu de la souveraineté nationale sur l’ensemble des richesses du territoire, en particulier son phosphate ardemment convoité.


































